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T'as tes Tongs ?

World famous as "Got your flip flop ?" Quebecoise famous as " T'as-tu tes gougounes ?"

Publié le par MariTo et Bastien
Publié dans : #nepal
Peut-être que l'ornithologie c'est pas plus mal...

Après les rigueurs montagnardes, direction le sud, où il fait si chaud l'été que ça en devient insupportable. Mais présentement ce n'est pas l'été et au final la fraîcheur nous poursuit... Brume de beau temps le matin, brume tiède l'après-midi et petit froid la nuit, un bon climat pour fêter Noël !

Peut-être que l'ornithologie c'est pas plus mal...

Dès le premier jour, à peine installés au Crocodile Safari Lodge (on a choisi bien-heureusement choisi celui-là au milieu de la foule des rabatteurs qui nous attendaient à la descente du bus, offrant tous les mêmes services... le plus calme a eu notre préférence et on est traité ici comme des princes!) on s'est engagé pour le lendemain à faire un safari dans le parc national du Chitwan auquel on accède en face de l'hôtel. Pas un safari en jeep, trop bruyant trop polluant, pas à dos d'éléphant (l'attraction principale du parc) trop cher mais tout bonnement à pied. Le parc est réputé pour ses rhinocéros et nous aussi on en veut notre part !

Peut-être que l'ornithologie c'est pas plus mal...

On part donc le 23 au petit matin avec Ra, notre guide et Sam, un autre accompagnateur taciturne. Tous deux sont équipés de bâtons et dès après la traversée de la rivière Ra nous donne des consignes de sécurité qui nous font froid dans le dos :

1. Si un rhino nous charge, il faut courir en zig-zag si on peut (car il peut courir à 40 km/h en ligne droite mais ses 3 tonnes l'empêchent de bien zig-zaguer...) ou grimper à un arbre au moins à deux mètres de hauteur. Il chargera si son petit s'approche de nous, si il décide qu'on est sur son territoire, si on le dérange pendant l'accouplement. Dernière solution, se cacher derrière un arbre en espérant qu'il ne nous trouvera pas car il a une très mauvaise vue, mais il peut tourner autour de vous pendant 20 bonnes minutes

2. Si un ours nous attaque, nous devons nous regrouper et faire du bruit en tapant des mains. Si ça ne suffit pas, nos guides s'en chargent avec les bâtons.

3. Si on rencontre un tigre (car oui, il y en a et ça arrive), il faut établir le contact visuel : chercher à le regarder droit dans les yeux. Alors, s'avancer d'un pas vers, sans le lâcher du regard. Attendre 30 secondes. Reculer de 2 pas. Attendre 30 secondes. Avancer d'un pas... Etc. Il paraît que ça marche et Ra était assez confiant. En tous cas, il préférait la rencontre d'un tigre au cas numéro 4.

4. Si on est chargé par un éléphant sauvage : courez !

Peut-être que l'ornithologie c'est pas plus mal...

Bien. Il faut donc nous imaginer dans la brume du matin, à peine réveillés, avancer dans la jungle (rain jungle qui couvre 7% du parc, pas la profonde forêt de sal) en se demandant à quel arbre on serait capable de grimper, priant secrètement pour ne croiser aucun des animaux qu'on est venu voir quand au bord de la route le guide fourrage du bout de son bâton dans un truc au bord de la route : « Caca de tigre. Frais, cette nuit sûrement. Nous sommes sur son territoire. » Panique dans les cœurs. On n'avait pas le droit de s'habiller en blanc pour se camoufler mieux mais que faire contre le blanc de nos visages décolorés et cette odeur de peur que l'on doit traîner avec nous ? Mais pour ra tout va bien, et on va chercher le rhinocéros. Traces de pas, énormes cacas mais c'est tout. Qui dit pas de rhinocéros dit il ne nous chargera pas, c'est toujours ça de pris. Surtout quand on descend dans la savane où les herbes hautes nous empêcheraient de courir de toute façon. Là de l'autre côté de la rivière, un crocodile nous attend paisible. Bilan de la matinée : des singes, des daims, des cerfs, des biches, des crottes de tigre et de rhino et un oiseau en voie d'extinction : le gentle hornbill (calao en français, peut-être bicorne pour ceux que ça intéresse). Sur le chemin du repas de midi on entendra aussi un grognement d'ours, on trouvera encore une famille de daims tachetés (des vrais bambis) et une famille de sangliers à la queue leu leu. Ajoutons à cela des centaines d'oiseaux pas dangereux du tout (d'où ce subit attrait pour l'ornithologie...) qui s'envolent des buissons ou attendent les pieds dans l'eau : martin-pêcheurs, ibis noirs, canards de Sibérie, poulets sauvages, bulbuls à queue rouge...

Quelques spécimens du centre d'élevage et d'autres plus sauvagesQuelques spécimens du centre d'élevage et d'autres plus sauvages
Quelques spécimens du centre d'élevage et d'autres plus sauvagesQuelques spécimens du centre d'élevage et d'autres plus sauvages
Quelques spécimens du centre d'élevage et d'autres plus sauvagesQuelques spécimens du centre d'élevage et d'autres plus sauvages

Quelques spécimens du centre d'élevage et d'autres plus sauvages

Peut-être que l'ornithologie c'est pas plus mal...

Lunch time dans une plate-forme d'observation au milieu de la plaine des hautes herbes et des roseaux à plumeau. Notre guide en profite pour nous parler des Tharus, l'ethnie locale qui enduit ses maisons d'un mélange de boue et de bouse et chez qui on reconnaît une femme mariée aux tatouages qu'elle porte sur les poignets et les chevilles (si elle ne se fait pas tatouer, elle souille tout ce qu'elle touche). Puis vient le sujet de l'éléphant sauvage tueur d'hommes qui possède trois noms. On l'appelle Durba parce que c'est le nom de la région d'Inde d'où il vient, chassé par les hommes à coup de pierres et d'objets enflammés lorsqu'il est tombé amoureux d'une femelle d'élevage . Il a alors tué un militaire et pris son nom. Enfin, son nom est Valentino car un 14 février, alors qu'une fête battait son plein dans un hôtel pour touristes au milieu de la jungle, il a détruit la véranda, chassé tout le monde et libéré une des femelles enchaînée à l'aide de ses énormes défenses. Toutes ces anecdotes sont plutôt charmantes, mais Valentino a aussi tué 14 villageois lors d'une sortie pour se venger du mauvais traitement des hommes. Et qui pointe le bout de son énorme trompe pendant notre pause déjeuner ? Valentino bien sûr qui, même de loin est impressionnant. « Get ready to leave the place and run ! » Finie la trouille de la charge de rhino ou du tigre tapi dans l'herbe : il faut échapper à l'éléphant sauvage ! En fait il ne nous a pas suivis et dirige vers la ville et le centre d'élevage d'éléphants, on peut l'observer avec les jumelles. On repart plus sereins en quête de rhinocéros au bord des lacs où ils aiment s'abreuver. Mais là encore, ce sont les empreintes du tigre, fraîches de quelques heures qui nous attendent, et toujours aucun rhinocéros. Pourtant on tente tout, même traverser pieds nus des rivières au bord desquelles se prélassent crocodiles et glavials (pluriel à vérifier...) pour un dernier frisson. Il nous échappe jusqu'à la dernière minute où l'on en aperçoit un, de loin qui s'abreuve au soleil couchant. L'endroit d'où on l'a vu est accessible gratuitement, nous reviendrons !

Oui oui, sur la deuxième photo, ce sont bien les empreintes du tigre... Quant aux photos de crocodiles, elles ne sont pas en super zoom : Bastien s'est vraiment approché très près... mais il paraît qu'ils n'attaquent jamais...Oui oui, sur la deuxième photo, ce sont bien les empreintes du tigre... Quant aux photos de crocodiles, elles ne sont pas en super zoom : Bastien s'est vraiment approché très près... mais il paraît qu'ils n'attaquent jamais...
Oui oui, sur la deuxième photo, ce sont bien les empreintes du tigre... Quant aux photos de crocodiles, elles ne sont pas en super zoom : Bastien s'est vraiment approché très près... mais il paraît qu'ils n'attaquent jamais...Oui oui, sur la deuxième photo, ce sont bien les empreintes du tigre... Quant aux photos de crocodiles, elles ne sont pas en super zoom : Bastien s'est vraiment approché très près... mais il paraît qu'ils n'attaquent jamais...
Oui oui, sur la deuxième photo, ce sont bien les empreintes du tigre... Quant aux photos de crocodiles, elles ne sont pas en super zoom : Bastien s'est vraiment approché très près... mais il paraît qu'ils n'attaquent jamais...Oui oui, sur la deuxième photo, ce sont bien les empreintes du tigre... Quant aux photos de crocodiles, elles ne sont pas en super zoom : Bastien s'est vraiment approché très près... mais il paraît qu'ils n'attaquent jamais...

Oui oui, sur la deuxième photo, ce sont bien les empreintes du tigre... Quant aux photos de crocodiles, elles ne sont pas en super zoom : Bastien s'est vraiment approché très près... mais il paraît qu'ils n'attaquent jamais...

Peut-être que l'ornithologie c'est pas plus mal...

Le 24 : safari-cadeaux de Noël. Nous nous rendons à la ville la plus proche à vélo pour trouver des cadeaux à s'offrir mais c'est lundi et toutes les boutiques ferment... Père Noël repart un peu déçu mais nos hôtes à l'hôtel nous ont prévu un barbecue de poulet mariné et un grand feu de camp avec chansons traditionnelles et ukulélé au programme. Un peu de bière, un peu de vin népalais, quelques croquettes de pomme de terre en apéro, la version chinoise de frère Jacques (qui parle d'une mouche apparemment) et des « Merry Christmas » chantés sur tous les tons : pas vraiment Noël mais pas vraiment une nuit ordinaire non plus...

Peut-être que l'ornithologie c'est pas plus mal...Peut-être que l'ornithologie c'est pas plus mal...
Peut-être que l'ornithologie c'est pas plus mal...

le 25 : c'est Noël on fait rien ! On dort, on mange, on bouquine et on sort finalement faire une promenade et recevoir notre cadeau de Noël : un rhino qui se désaltère dans le fleuve à 10 mètres de nous, un jeune sûrement rejoint bientôt par un plus gros qui n'a même pas chargé !

Le soir, nouveau feu de camp de la famille auquel nous sommes conviés, le propriétaire des lieux ayant pris Bastien en affection... il ne nous laissait plus partir !

Peut-être que l'ornithologie c'est pas plus mal...Peut-être que l'ornithologie c'est pas plus mal...
Peut-être que l'ornithologie c'est pas plus mal...

Aujourd'hui c'est le début du festival de l'éléphant avec défilé de costumes traditionnels de tous les villages tharus alentours, courses d'éléphants peints et parés et un trépidant match d'éléphant-football qui s'est terminé aux tirs au but ! On a aussi failli aller au cinéma voir un bollywood movie avec la famille mais le papa a trop bu hier soir... pas de Bilbollywood pour nous !

On a aussi grandement fait honneur à la cuiisie locale, agapes de Noël obligent ! Beaucoup de bonheur au Chitwan, le coeur de la jungle, où on a même vu un concert des vedettes népalaises... Va y avoir du Bollywood dans les prochaines soirées !

Joyeuses fêtes pleines de couleurs à tous !Joyeuses fêtes pleines de couleurs à tous !
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Joyeuses fêtes pleines de couleurs à tous !Joyeuses fêtes pleines de couleurs à tous !

Joyeuses fêtes pleines de couleurs à tous !

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Foufa 29/12/2012 11:28

Bonne fin d'année aux intrépides téméraires du bout du monde!
Bizette

katte 28/12/2012 09:08

Et maintenant c'est votre courage qu'il nous faut admirer ...
Toutes les techniques pour échapper au bestiaire semblant bien peu opérationnelles, chapeau bas à tous les deux mais faut il vraiment féliciter une telle audace ?
On vous aime, on vous adore !

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