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T'as tes Tongs ?

World famous as "Got your flip flop ?" Quebecoise famous as " T'as-tu tes gougounes ?"

Publié le par MariTo et Bastien
Publié dans : #indonesie, #sulawesi
Tana Toraja

Jeudi 23 après le trajet en avion de Maumere à Makassar, et le bus de nuit qui nous amène à Rantepao, nous voici dans la plus grande ville du pays Toraja. Dès notre arrivée, on nous propose de visiter l'hôtel Riana : on accepte bien sûr !! Et la promesse de douches chaudes n'y est pas pour rien...

Tana Toraja

Le premier jour, en sortant de la ville, les toits typiques Toraja alternent avec des constructions plus classiques et de temps en temps, des alignements mégalithiques. Notre première balade nous amène dans des villages minuscules où quelques greniers à riz font face aux maisons. Plus grand, Kete Kesu présente des structures de maisons traditionnelles visiblement inhabitées. Mais derrière des gens vivent là vraiment et la nécropole est très visitée. En bas de la falaise à laquelle le village est adossé, on trouve des tombes majestueuses décorées de tau-tau, les statues à l'effigie des morts qui reposent là. Plus haut, des cercueils plus rudimentaires sont posés le long des escaliers ou accrochés à la falaise, en hauteur. Des crânes et des os sont posés dessus. Enfin, tout en haut de l'escalier, une grotte abrite, entre des mégots et des canettes à gogo, les dernières tombes que des enfants munis de lampes nous amènent voir.

Les toits des Torajas seraient selon eux un hommage à leurs lointains ancêtres venus en bateau et arrivés pour une part en Sulawesi, pour une autre à Bornéo. La forme rappelle surtout les cornes des buffles ou le trajet que fait l'âme des ancêtres : du ciel ils descendent par une corne (la sud ?)et remontent avec l'autre corne.Les toits des Torajas seraient selon eux un hommage à leurs lointains ancêtres venus en bateau et arrivés pour une part en Sulawesi, pour une autre à Bornéo. La forme rappelle surtout les cornes des buffles ou le trajet que fait l'âme des ancêtres : du ciel ils descendent par une corne (la sud ?)et remontent avec l'autre corne.
Les toits des Torajas seraient selon eux un hommage à leurs lointains ancêtres venus en bateau et arrivés pour une part en Sulawesi, pour une autre à Bornéo. La forme rappelle surtout les cornes des buffles ou le trajet que fait l'âme des ancêtres : du ciel ils descendent par une corne (la sud ?)et remontent avec l'autre corne.Les toits des Torajas seraient selon eux un hommage à leurs lointains ancêtres venus en bateau et arrivés pour une part en Sulawesi, pour une autre à Bornéo. La forme rappelle surtout les cornes des buffles ou le trajet que fait l'âme des ancêtres : du ciel ils descendent par une corne (la sud ?)et remontent avec l'autre corne.
Les toits des Torajas seraient selon eux un hommage à leurs lointains ancêtres venus en bateau et arrivés pour une part en Sulawesi, pour une autre à Bornéo. La forme rappelle surtout les cornes des buffles ou le trajet que fait l'âme des ancêtres : du ciel ils descendent par une corne (la sud ?)et remontent avec l'autre corne.Les toits des Torajas seraient selon eux un hommage à leurs lointains ancêtres venus en bateau et arrivés pour une part en Sulawesi, pour une autre à Bornéo. La forme rappelle surtout les cornes des buffles ou le trajet que fait l'âme des ancêtres : du ciel ils descendent par une corne (la sud ?)et remontent avec l'autre corne.

Les toits des Torajas seraient selon eux un hommage à leurs lointains ancêtres venus en bateau et arrivés pour une part en Sulawesi, pour une autre à Bornéo. La forme rappelle surtout les cornes des buffles ou le trajet que fait l'âme des ancêtres : du ciel ils descendent par une corne (la sud ?)et remontent avec l'autre corne.

Tana Toraja

Le lendemain, ce sont nos voisins espagnols à l'hôtel qui nous invitent à profiter de leur guide et à se rendre avec eux à une des cérémonies funéraires qui sont les grands événements et les grandes attractions de cette région. En 10 minutes, nous voilà prêts à chevaucher les motos pour une bonne heure de route en montagne, bien escarpée comme on les aime, avec option boue fraîche, cailloux saillants et gravillons. Déjà une épreuve en soi ! Bastien a été héroïque ! Et le paysage une fois de plus grandiose, sous un ciel très nuageux, des rizières d'un vert lumineux gardés par de paisibles buffles énormes.

Tana Toraja

Arrivés à To'Yasa, on commence avec les porcs sur le bord de la route entravés dans des bambous, prêts à être tués... pour ceux qui ne l'étaient pas encore. Sur le chemin toujours boueux on slalome entre les bouses et les taches de sang frais. Les gens nous regardent bizarrement, on commence à se demander ce qu'on fait là... Pour les enterrements des gens de la caste la plus haute, comme celui auquel on a assisté, la famille fait construire un village sur la place centrale, tout en bambous, qui sert à accueillir les milliers d'invités. Sur trois bords de la place carrée, lse gens attendent en buvant et mangeant. Sur le quatrième côté, un édifice est bâti pour le cercueil très imposant. Sous le cercueil, une estrade où un maître de cérémonie hurle dans un micro. Devant lui le tau-tau du défunt et sa photo. Les invités en costume traditionnel défilent autour de la place, et le maître de cérémonie annonce les présents faits à la famille, des buffles et des porcs par dizaines (en une heure on en a vu au moins trente et la cérémonie dure 2 semaines... faites le compte!). Une fois que le guide a offert notre présent (une cartouche de cigarettes), on est invités à manger de ces brochettes de porcs sur lesquels on s'était tant apitoyé... Délicieux !

Les invités défilent avec leurs costumes très colorés... Forcément on avait l'air encore plus étranger que d'habitude...Les invités défilent avec leurs costumes très colorés... Forcément on avait l'air encore plus étranger que d'habitude...Les invités défilent avec leurs costumes très colorés... Forcément on avait l'air encore plus étranger que d'habitude...
Les invités défilent avec leurs costumes très colorés... Forcément on avait l'air encore plus étranger que d'habitude...Les invités défilent avec leurs costumes très colorés... Forcément on avait l'air encore plus étranger que d'habitude...

Les invités défilent avec leurs costumes très colorés... Forcément on avait l'air encore plus étranger que d'habitude...

Tana Toraja

Le guide nous explique alors le déroulement de la cérémonie. L'homme que l'on fête là est mort depuis plus d'un an. La famille doit le garder dans la maison jusqu'au moment où ils auront récolté l'argent nécessaire à l'enterrement. Jusqu'alors, le mort est considéré comme « tomasak », c'est-à-dire malade. Il doit donc avoir une chambre pour lui et la famille lui apporte de la nourriture et des cigarettes. Une fois sorti de la maison, il devient « tomate », mort. Les gens peuvent venir le voir avant qu'on le porte au tombeau. Les rites animistes exigent les sacrifices de porcs (car c'est la richesse avec laquelle il s'en va au paradis) et des buffles très onéreux, car le buffle guide l'âme du défunt vers le puya, le paradis, au sud de la Sulawesi. Les Toraja sont chrétiens depuis quelques décennies mais ces traditions sont toujours vivaces dans les campagnes. Les enfants Toraja qui vont étudier à la ville et y restent parfois refusent de dépenser autant pour les enterrements mais alors, selon notre guide, ils voient leur pouvoir d'achat chuter, car l'âme des morts est une protection pour les vivants qui souvent voient l'argent investi dans un enterrement rendu au triple.

Après la starlette timide, le bâtiment en hauteur abrite le cercueil du défunt, un des buffles qui l'amènera sûrement sur le chemin du paradis. Pour accompagner le défunt, des danses (ici le meneur de la danse des guerriers) et pour finir une vue depuis les constructions de bambous qui bordent la place.Après la starlette timide, le bâtiment en hauteur abrite le cercueil du défunt, un des buffles qui l'amènera sûrement sur le chemin du paradis. Pour accompagner le défunt, des danses (ici le meneur de la danse des guerriers) et pour finir une vue depuis les constructions de bambous qui bordent la place.
Après la starlette timide, le bâtiment en hauteur abrite le cercueil du défunt, un des buffles qui l'amènera sûrement sur le chemin du paradis. Pour accompagner le défunt, des danses (ici le meneur de la danse des guerriers) et pour finir une vue depuis les constructions de bambous qui bordent la place.
Après la starlette timide, le bâtiment en hauteur abrite le cercueil du défunt, un des buffles qui l'amènera sûrement sur le chemin du paradis. Pour accompagner le défunt, des danses (ici le meneur de la danse des guerriers) et pour finir une vue depuis les constructions de bambous qui bordent la place.Après la starlette timide, le bâtiment en hauteur abrite le cercueil du défunt, un des buffles qui l'amènera sûrement sur le chemin du paradis. Pour accompagner le défunt, des danses (ici le meneur de la danse des guerriers) et pour finir une vue depuis les constructions de bambous qui bordent la place.

Après la starlette timide, le bâtiment en hauteur abrite le cercueil du défunt, un des buffles qui l'amènera sûrement sur le chemin du paradis. Pour accompagner le défunt, des danses (ici le meneur de la danse des guerriers) et pour finir une vue depuis les constructions de bambous qui bordent la place.

Tana Toraja

Après l'enterrement, on file vers Tampan, où se déroule un jeu annuel qui célèbre la fin de la récolte du riz. Sur une rizière, juste devant l'église, les hommes de deux villages s'affrontent dans un combat où on ne peut frapper qu'avec les pieds. Pas de vainqueur ni de perdants, juste la joie de s'envoyer de bons shoots et de mordre la boue dans une atmosphère presque bon enfant... Ça nous a paru extrêmement violent, même si la plupart des participants riaient franchement.

Tana Toraja

Fin de la journée à Palawa, un village traditionnel dans lequel on a pu visiter une maison. Sous les cornes des toits se trouvent les chambres et la partie centrale est la pièce commune. Cuisine et salle d'eau sont en bas de la maison. Les maisons sont toutes décorées de façon très symbolique :

les 4 couleurs sont noir, blanc, rouge et jaune, et leur signification ressemblent tout à fait aux nôtres.

Les cornes des buffles sur les façades symbolisent bien sûr la puissance et l'ancienneté de la famille.

Le coq est l'emblème de la justice, car les combats de coq servaient à résoudre les conflits dans l'ancien temps.

Au-dessus du buffle, un animal mi-coq mi-serpent, l'area est l'animal des héros.

Tana Toraja

La nuit et la matinée ici des trombes d'eau tombent du ciel. Ça explique aussi qu'ils aient tous de si jolis jardins... Pour nous, c'est une bonne excuse pour prendre des heures à nous mettre en route... Ça change des levers de soleil et c'est très bien !

Le jour suivant, longue balade dans les rizières et visite des tombeaux Toraja. On n'aura pas eu le courage d'aller jusqu'à l'arbre dans lesquels on glisse les bébés morts pour qu'ils aient une chance d'atteindre le ciel. La route n'était plus indiquée, nos rudiments d'Indonésiens ne connaissent pas les mots « arbre » ni « bébé mort » et on avait une bonne dose de morbide déjà...

Des crânes devant les grottes, des crânes dans les grottes, des grottes en forme de crânes...Des crânes devant les grottes, des crânes dans les grottes, des grottes en forme de crânes...
Des crânes devant les grottes, des crânes dans les grottes, des grottes en forme de crânes...Des crânes devant les grottes, des crânes dans les grottes, des grottes en forme de crânes...

Des crânes devant les grottes, des crânes dans les grottes, des grottes en forme de crânes...

Tana Toraja

Dernier jour ici, on essaie de rejoindre la côte sud pour les derniers jours Indonésiens. On se fait beau, couleur de cheveux et tonte de barbe par Sébastien lui-même dans un salon de beauté. On a aussi prévu de manger d'énormes pancakes et des trucs frits avec des légumes et des tempes, histoire de se sentir souples dans le bus de nuit...

Dernière mission du pays Toraja pour Marie : rédiger les bribes de contes et légendes récupérées auprès de notre hôte au losmen Riana... Et arrêter de faire sa belle sur des rochers

Vous imaginez un peu comme c'est beau de se perdre là, même sous la pluie...

Vous imaginez un peu comme c'est beau de se perdre là, même sous la pluie...

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cath 27/08/2012 07:54

Photos magnifiques et reportages très instructifs. Une belle moisson de légendes . On en redemande !
Des bises à vous deux qui êtes superbes .
Prochain post au Sri Lanka ?

Foufa 26/08/2012 14:26

Merci de nous faire voyager avec vous!!
Biz

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