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T'as tes Tongs ?

World famous as "Got your flip flop ?" Quebecoise famous as " T'as-tu tes gougounes ?"

Publié le par MariTo et Bastien
Publié dans : #viet nam
Hoi An, promenons-nous sous la pluie...

Hoi An est une très jolie ville. Vraiment très très jolie. Les bâtiments de béton ont été détruits pour reconstruire des maisons telles qu'elles étaient au temps béni où les influences occidentales, chinoises et japonaises se sont mêlées au bord du fleuve. Les façades peintes un temps de couleurs vives ont été délavées, les banians pleuvent sur les trottoirs tandis que les bougainvilliers explosent de roses sur les tonnelles. La circulation en véhicules à moteur y est partiellement interdite. Du coup, c'est une autoroute de touristes qui déambulent sagement, entre les sollicitations incessantes des persuasifs commerçants vietnamiens. Tant qu'on a rien acheté, c'est irritant. Dès qu'on a été pris par la consommation, c'est comme Perséphone et sa grenade, on se trouve envoûté... Alors on voit les lampions de papier dans chaque branche et la douceur des bâtiments reflétés dans l'eau dorée.

Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
La tasse de Confucius nous donne encore une leçon : si vous la remplissez à 80 %, rien ne se produit. Mais si vous la remplissez entièrement, elle se vide totalement. Leçon de modération : ceux qui veulent tout perdent tout...

La tasse de Confucius nous donne encore une leçon : si vous la remplissez à 80 %, rien ne se produit. Mais si vous la remplissez entièrement, elle se vide totalement. Leçon de modération : ceux qui veulent tout perdent tout...

Hoi An, promenons-nous sous la pluie...

A chaque averse les ponchos roses, jaunes, verts ou bleus resurgissent, entourant les silhouettes minces des vietnamiens d'un halo fantomatique. Nous, trempés, on se réfugie dans les bars en attendant l'éclaircie et on s'habitue à marcher dans les flaques. Le fleuve ici déborde régulièrement mais les maisons sont équipées de trappes au plafond pour monter les meubles en attendant que ça passe. Fatalisme souriant qui nous apprend aussi à prendre notre mal en patience.

La variété des ponchos et des moyens pour se prémunir de la pluie semble infinie. Voilà une mince idée du spectacle depuis le bar...La variété des ponchos et des moyens pour se prémunir de la pluie semble infinie. Voilà une mince idée du spectacle depuis le bar...

La variété des ponchos et des moyens pour se prémunir de la pluie semble infinie. Voilà une mince idée du spectacle depuis le bar...

Hoi An, promenons-nous sous la pluie...

Notre bonne étoile nous a amené ici pour la fête de la mi-automne, un soir de pleine lune. Cela faisait quelques jours qu'on voyait des groupes de jeunes s'entraîner à entrer dans les costumes chatoyants des lions dansants. Ce soir c'est l'heure enfin de donner la mesure de leur talent devant chaque boutique, chaque maison. Au son des tambours et des cloches, un premier garçon agite la tête du lion à bout de bras pendant que le second, accroché à ses hanches le suit dans ses acrobaties et éventuellement le porte lorsqu'il faut prendre de la hauteur pour happer les papiers que les gens suspendent à des cannes à pêche. Lorsque le lion attrape son papier, au son des hourras de la foule qui suit chaque défilé et encouragé par les grimaces des bouddhas et des mandarins costumés, il rugit, il escalade des mâts tenus par ses collègues, il bondit de marche en marche sur des plate-formes en hauteur.

Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
Hoi An, promenons-nous sous la pluie...

Pendant ce temps, au bord de la rivière, des dizaines de vieilles dames se sont accroupies devant des paniers d'osier remplis de fleurs de papier coloré dans lesquelles elles allument des bougies que les gens envoient flotter sur le fleuve. On n'aperçoit plus que leurs visages et leurs mains qui s'affairent pour vendre leurs fragiles embarcations. Sur l'eau glissent les barques depuis lesquelles on peut aussi envoyer son vœu illuminé et ces féeriques petites lueurs dérivent sur le fleuve au milieu des reflets des lampions, par centaines.

Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
Hoi An, promenons-nous sous la pluie...

Cette nuit, dans le noir qui fait de nous tous des chats gris, on peut enfin participer à la fête vietnamienne sans se sentir trop étranger ; les célébrations de la nature et des saisons nous accueillent - après nous avoir copieusement arrosés, la nature nous devait bien cela !

Hoi An, promenons-nous sous la pluie...

Le lendemain, direction My Son, en groupe une fois de plus. Tout était prévu pour que nous nous y rendions en moto, mais les explications du guide Michelin sur le chemin de terre combinées à toute l'eau que nous avions vu dégringoler du ciel sont parvenues à calmer nos ardeurs d'aventuriers. Nous avons donc eu droit à un groupe et à un guide particulièrement expressif pour la visite de ce site sacré du royaume du Champa, découvert par les Français (et un peu pillé) à la fin du XIXème siècle. Le lieu a été par la suite été bombardé par l'armée américaine car les communistes y avaient certaines de leurs bases. Voilà pour l'histoire récente de ces temples vieux de mille ans, bâtis par les Chams, un peuple venu de Java, commerçant avec les Indiens et les habitants du Cambodge qui finiront par les exterminer. Ce sont des monuments hindouistes, à la gloire de Shiva, dieu de la destruction, de la conservation et de la création. Ainsi il a un visage d'homme sur un corps de femme, car l'homme, le linga, est la destruction, et la femme, yoni, est la création. Ces pyramides dont certaines atteignaient 18 mètres de haut étaient construites sur les sépultures des rois. Après la disparition du royaume cham, la jungle a envahi ces constructions, jusqu'au XIXème siècle, donc. Ce que l'on peut admirer garde un aspect magique et les explications du guide sont une bonne introduction. Il caresse tous les lingas qu'il croise en criant sa joie et la beauté de l'objet, nous incitant à en faire de même devant les yeux effarouchés des jeunes vietnamiennes. Elles nous laissent rêveurs, si frêles au milieu de la jungle avec leurs chaussures à talons, leurs vêtements impeccablement repassés, leurs minuscules sacs à main à la bandoulière en chaînette dorée, leurs ongles nets, leur maquillage que la sueur ne fait pas couler, leurs encombrants mais si élégants chapeaux de dentelle, leur façon de poser sur chaque photo avec un air de retenue tout à fait étudié... Une leçon, et un exemple que nous serions bien en peine de suivre avec nos fringues qui ne sèchent jamais vraiment d'un hôtel à l'autre et notre évident inadaptation à la moiteur de ces jours-ci...

Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
Hoi An, promenons-nous sous la pluie...Hoi An, promenons-nous sous la pluie...
Encore quelques photos de la ville, intérieur et extérieur. Voilà.Encore quelques photos de la ville, intérieur et extérieur. Voilà.
Encore quelques photos de la ville, intérieur et extérieur. Voilà.Encore quelques photos de la ville, intérieur et extérieur. Voilà.
Encore quelques photos de la ville, intérieur et extérieur. Voilà.Encore quelques photos de la ville, intérieur et extérieur. Voilà.

Encore quelques photos de la ville, intérieur et extérieur. Voilà.

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frerot 14/10/2012

féeriques ces photos dans le noir
Ici c'est plutôt le gris qui prédomine.
Continuez à nous enchanter.

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